Lecteurs, lectrices, attachez vos ceintures, on reprend l’avion direction Melbourne !
Grâce à mon contact français Alexis, je débarque sur Melbourne le 29 novembre 2022 pour ma première colocation australienne… TATA TAAMM !
A peine arrivé, déjà reparti. L’Australie c’est tellement grand que l’avion est souvent nécessaire pour aller d’une destination à une autre quand on n’a pas de voiture.
Ici les transports en commun, c’est pas trop ça…

Une autre aventure commence !
Un peu stressé et en même temps excité, je découvre de nombreux sourires dans cette grande maison du quartier ouest de Melbourne (West Footscray).
Durant 3 semaines je vais séjourner avec pas moins d’une dizaine de jeunes australiens, espagnols, argentins, chiliens… et un français (ils sont partout).
Laissez moi vous les présenter brièvement !








De gauche a droite,
– Natcho, backpacker espagnol, travail en cuisine dans un restau espagnol ;
– Alexis, le français qui m’a invité à rejoindre la coloc, vit aujourd’hui en Australie ;
– Clancy, l’australien qui parle vite, travail dans un magasin de vélo et guitariste ;
– Paddy, le deuxieme australien qui parle vite, la vingtaine, fait de la guitare dans des écoles maternelles et centres aérés ;
– Berni, autre backpacker espagnol, serveur dans un restau italien ;
– Rose, australienne, fait de la batterie ;
– Sebastian , Chilien, travail dans un zoo, passionné par les créatures qui font flipper (reptiles et autres..) ;
– Maddie, pratique le yoga, bosse sur des festivals ;
Et d’autres voyageurs.euses, de passage parfois le jour, parfois la nuit.
Je suis sûr vous le voyez sur leurs bouilles, on ne peut que passer du bon temps avec elleux.
Ici c’est l’auberge australienne ! Grande tablée pour les repas, weekend à l’océan et au lac, jam session musicale dans le salon avec instruments à volonté, soirée playstation… (parfois la maison se transforme en boite de nuit vers les 3h du mat quand tu dors). je n’oublierai rien de ces moments de kiff, forts en émotions.
À côté de ça, ya la galère de la langue, je débarque en australie depuis à peine 2 semaines et mon anglais est digne d’un élève de collège…
Les discussions sont souvent compliquées avec elleux qui parlent vite et abrègent de nombreux mots. La phonétique australienne est bien particulière, très singulière des autres styles d’anglais (britannique, américain, canadien…)
Très chantant, les mots sont très appuyés et rallongés. Comme le « Hey mate! » (Salut mon pote) ou encore le G’day mate! (Good day mate = bonne journée mon pote). Quand tu utilises « mate », étire-le au max que tu puisses en allant vers un i. Ça pourrait donner phonétiquement parlant : « Hey maaaaïïïïïïïïït ».

Il va me falloir du temps, pour comprendre Paddy et Clancy, les deux puristes de la banlieue.
Déroulé de mes journées :
Tôt le matin je me fais reveiller par celles et ceux qui partent au travail (oui, car je dors dans le canapé du salon LOL) ; d’autres se retrouvent dans le jardin, prennent le petit dej, vont faire leur yoga, planifient leur journée etc.
La journée j’ai donc du temps pour me promener à….
MELBOURNE

C’est la deuxième grande ville du pays qui compte pas moins de 4,9 millions d’habitants en 2020, elle est la capitale de l’état du Victoria, sud de l’Australie.

~ Flinders street station ~
La célèbre gare de Melbourne qui relie la banlieue au centre ville. « I’ll meet you under the clocks » (Rendez-vous sous les horloges). Nombreuses, au dessus de l’entrée principale, indiquant le départ des prochains trains.
~ Shrine of Remembrance ~
Le Sanctuaire du Souvenir, a été construit en l’honneur des femmes et des hommes de l’état de Victoria qui ont servi durant la Première Guerre mondiale au côté de la France nottament, dans la bataille de la Somme.

Melbourne street art






Melbourne a un côté plus culturel, plus branché que Sydney avec une vie nocture active et de nombreuses « venues » artistiques, musique live dans les pubs, festivals, musées, galeries… Et cela se ressens dans l’ambiance général, avec des gens un peu plus décontractés. Ici, tu peux te promener tranquillement, arpentant les rues piétonnes ou les petites ruelles, alors que Sydney, c’est plus les grands boulevards et la circulation, du fait de son étendue.
Il y a cet article que j’aime bien qui compare Melbourne et Sydney, https://www.australie-guidebackpackers.com/sydney-vs-melbourne-the-battle/
Au passage, ce site m’a beaucoup aidé dans la préparation de mon voyage et une fois sur place. Tous les conseils sur l’Australie y sont.
Royal Botanical Garden

Le Royal Botanical Garden (38 ha) est tout aussi kiffant que celui de Sydney ! Le seul bemol est qu’il y est un peu plus excentré.

Les plages de Melbourne n’ont rien a voir avec celles de Sydney. C’est clairement le jour et la nuit. Plus populaires et industrielles, elles sont assez éloignées du centre ville et encore plus du quartier où je vis : 1h15 de transport en commun pour y aller !
En fin de journée, retour à la maison pour faire de la zic !
Guitares, basses, batterie, amplis, pédales, percussions, micros, ya tout ce qu’il faut pour faire du Rock And Roll !
Ces moments sont clairement mes préférés, moments de symbiose, moments de partage, moments de créativité. Que ça fait du bien de monter le son, faire crier les guitares sans se soucier du voisinage. Je m’évade à travers les notes. Avec Paddy et Clancy on joue du blues rock influences Hendrix, The Who, Led zeppelin…
Je retrouve dans leur culture musicale la musique dans laquelle j’ai grandi, en France. Celle qui m’a fait aimer la musique et l’instrument. La musique Afro-américaine des années 60-70 très orientée psychédélique. Ce qui est dingue c’est que je re-découvre ces sons car j’arrive, petit à petit, à comprendre les textes et ça donne un autre sens au morceau, c’est un peu comme une redévouverte de morceaux que je connais depuis tout petit. L’aspect textuel en plus qui te permet de comprendre aussi le musicien, ses mots.
L’énergie de la maison est très intense.
Les gens vont et viennent, parlent forts, se retrouvent, partagent une relation forte les uns aux autres. Le contact est très présent, par exemple, pour se saluer on se prend dans les bras et on se complimente. Il y a beaucoup d’amour et de bienveillance entre chacun.e.
Beaucoup de mots affectueux et amoureux sont utilisés. J’apprécie observer la relation que partage les gens entre eux. C’est juste beau à voir.
Les jours passent, à travailler mon anglais, à faire de la musique, à me perdre dans Melbourne. Je me décide d’aller postuler en ville pour du travail, mais sans vraiment grande envie. Je ressens le besoin de tout simplement quitter la ville et commencer mon vrai road trip dans l’immensité australienne. Et puis Alex me raconte ces expériences de fermes en Tasmanie, cette petite île au sud de l’Australie aussi appelée (la petite Nouvelle Zélande). Nature à volonté, petits villages, communautés hippy, festivals… C’est aussi l’endroit parfait pour « faire ses fermes » (afin d’étendre son visa si toutefois tu souhaites prolonger ton séjour en Australie).
L’idée me plaît, je commence mes recherches, j’appelle une quinzaine de fermes et je trouve une réponse positive assez rapidement.
Le manager de la ferme me propose même de venir dès le lendemain !
Ainsi la colocation prend fin, par une dernière soirée ratatouille, histoire de ramener un peu de bleu, blanc, rouge, dans la maison. 12 bouches à nourrir ! Pas facile, mais défi réussi !!
Je vous laisse avec cette photo, qui je suis sûr, vous donnera l’appétit à la bouche !
La prochaine fois, je vous parlerai de mes aventures en Tasmanie (et j’aurais beaucoup beaucoup beaucoup (encore une fois) BEAUCOUP, de choses à raconter !).
À bientôt.






2 Commentaires.
Superbes et chaleureux partages .
Ca donne envie et nous embarque dans des énergies +++
Quel chouette carnet de voyage, je prends un abonnement.
Merci , à trop bientôt .
Patou
3 ème post, ou comment ressentir la musique, savourer la ratatouille, se perdre dans les rues de Melbourne, embrasser tout ces amis, bégayer en Australien, dormir dans le canapé, en étant de l autre côté du monde…. Bravo, le transport est assuré sur ton blog !